lundi 30 novembre 2009
Éduc'alcool pour une saine relation avec l'alccol
Comme il s’agit d’un organisme sans but lucratif, leur marge de manœuvre lors d’une campagne publicitaire est limitée et ils doivent compter sur la visibilité et la notoriété de divers partenariats, pour en citer quelques-uns : l’Opération Nez Rouge, le Collège des médecins du Québec et l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec, etc. Toutefois, cette organisation bénéficie de revenu annuel contrairement à beaucoup d’autres, ce qui lui permet d’entreprendre des campagnes d’affichage, des annonces radiophoniques, des bulletins d’information et des publicités télévisées. En fait, le budget d’Éduc’alcool se base principalement sur des redevances perçues sur les ventes d’alcool qui sont prélevés par la SAQ. De plus, il est important de spécifier que leurs divers partenariats inclus certains médias qui offrent de l’espace publicitaire gratuit ou à des tarifs réduits.
En définitive, leurs objectifs est d’éveiller les québécois à une consommation d’alcool modérée et réfléchie. Pour reprendre leur dire, « ils font la promotion de la culture de la dégustation au détriment de la culture de l’ivresse. » D’ailleurs, je considère que leur slogan reflète parfaitement leur mission sociétale : « La modération a bien meilleur goût ».
mardi 20 octobre 2009
lundi 19 octobre 2009
la spirale de la publicité négative
Ainsi, je suis tombé par un hasard « trafiqué » sur la publicité du Parti Conservateur, dans laquelle on voit un oiseau déféquer sur le très honorable Stéphane Dion. Ensuite, j’ai poursuivi ma recherche pour examiner d’autres publicités intégrant la « spirale de la négativité » et je suis tombé sur la publicité des conservateurs qui exposait la paralysie de Jean Chrétien et qui disait explicitement : voulez-vous que ce soit cet homme « déformé » qui vous représente? Lui confiriez vous la tâche de représenter votre nation? Ou encore la publicité des conservateurs qui jugeait inutile et non productif les députés du Bloc québécois et rappelons qu’il s’agit de gens élu par une majorité de québécois, ce qui signifie une attaque directe s’adressant à près de 40% de l’électorat du Québec.
À quoi sert ce genre de publicité, surtout lorsqu’on s’aperçoit que la rétroaction n’est pas toujours liée avec l’objectif escompté. En fait, je dirais que les publicités négatives sont des outils politique instable avec des retombés prohibitifs autant en temps d’échec que dans la réussite médiatique car les gens sont impliqués émotionnellement et psychologiquement et cela engendre inévitablement des réactions forte. Par exemple dans le cas des conservateurs, seule la publicité de Stéphane Dion et l’oiseau à eu un réel succès politique, par succès je suggère l’idée d’un effet palpable sur l’environnement politique car on a pu constaté le changement de chef au parti libéral. Tandis que lors de l’élection de 1993, les conservateurs ont du présenter leurs excuses publiquement pour avoir attaqué Jean Chrétien. Il s’agit d’un « effet boomerang » car les électeurs ont été choqués de ces procédés blasphémateurs, ce qui a retourné la stratégie d’attaque contre le parti conservateur qui a perdu l’élection au profit des libéraux. Ainsi, malgré les risques de nombreux partis politiques recourent à la publicité négative.
En définitive, je ne considère pas que ce type de publicité serve à influencer le comportement de l’électorat. Je crois que ces procédés servent plus à augmenter le cynisme dans la population, ce qui incite les citoyens à rester chez eux le jour de l’élection par manque de considération pour l’action politique. Ainsi, en fonction de mon intérêt politique et de mes quelques connaissances en marketing, je considère qu’une publicité valorisant les idées et le bilan d’un parti à plus de chance d’interférer dans les votes qu’une publicité engendrée pour ternir l’image des adversaires. Donc, je n’endosse pas les stratégies que le parti conservateur a utilisées dans ces communications politiques.
* Les publicités mentionnées sont disponible sur You tube et impossible à copier ou télécharger.
mercredi 23 septembre 2009
"Les pauvres sont déguelasses, ils polluent"
Source :
Publié dans le Monde du jeudi 15 mai 2008. Le Parisien devait publier cette publicité aujourd’hui, le journal a décidé d’y renoncer.
Texte justificatif lié à la pub :
Il faut renouveler le parc automobile français pour baisser les émissions de CO2 et de gaz polluants responsables du réchauffement climatique. Quinze millions de voitures de plus de 11 ans circulent en France, dépourvues des technologies environnementales nouvelles. Mais tout le monde n’a pas les moyens de changer sa voiture. Les véhicules anciens continuent à rouler parce que ceux qui les possèdent n’ont pas les moyens de faire autrement. C’est eux que les pouvoirs publics devraient aider à changer de voiture. Pourtant, rien n’est encore prévu dans le projet de loi de mise en œuvre du Grenelle de l’environnement. Les industries, les constructeurs automobiles et les organismes financiers travaillent tous sur ce sujet. Des solutions existent pour réduire le parc des vieilles voitures et changer les comportements. C’est la prime à la casse incitant à acheter ou à louer une voiture moins polluante. Ces mesures doivent être adoptées maintenant.
Mon opinion
Il est important de spécifier que ma première impression était ambivalente entre le mépris et l’exaltation liée à la témérité des publicitaires. En effet, au premier coup d’œil, cette publicité m’a semblé péjorative voire même calomnieuse pour une partie de la population mais simultanément, je ne pouvais réprimer un sourire qui d’une certaine façon venait féliciter l’audace des créateurs. Ainsi, ce prélude me permet d’introduire un jugement d’appréciation, d’un point de vue sémantique et esthétique.
Afin d’aborder la totalité de la sémique que propose cette affiche, je diviserai l’analyse du contenu en deux segments. Tout d’abord, « Les pauvres sont déguelasses, ils polluent! » ce titre s’impose dans notre compréhension immédiate de la publicité car l’imagerie sociale qu’il impose est d’une telle force que l’observateur s’en retrouve immédiatement saisit. Personnellement, cette phrase m’a agressé et ébranlé dans ma moralité. Toutefois, ce sentiment a fait naître une curiosité qui m’a permis d’appréhender la thématique centrale de l’affiche et ce, par la lecture du second texte qui est traitée sous forme de revendication environnementale. En définitive, je souligne que la cause est noble mais la publicité perd de son efficacité par la forme employée.
En effet, l’approche utilisée par les publicistes est détournée et manque de clarté. Je considère qu’une bonne publicité doit s’expliquer d’elle-même. Cependant, j’ai été obliger d’entreprendre une recherche sur Internet pour bien assimiler le message. De ce fait, j’ai plus l’impression qu’il s’agit d’un pamphlet traitant de manque de considération gouvernementale sur les questions écologique, que d’une publicité valorisant la compagnie de location de voiture. Ainsi, je crois que cette affiche ne rempli pas sa vocation première qui est d’inciter les gens à utiliser les services de la compagnie Ucar.
En conclusion, j’ai choisi cette publicité pour son audace certes mais aussi pour sa maladresse dans l’articulation du message publicitaire. D’ailleurs, il est important de mentionner que cette publicité n’a jamais été diffusée au grand public et je ne serais pas surprise d’apprendre que les raisons motivant ce choix aient quelques liens avec ma critique.
